La flamme olympique, ou comment Pierre de Coubertin revit tous les 4 ans
Le millésime olympique subit quelques calembours et se voit affublé d’un sobriquet : « la râpe » !
Sans soute pour sa ressemblance avérée avec l’outil de cuisine mais…
Point d’emmental au sortir de cet objet ô combien emblématique du sport et de son universalité.
La flamme, juste la flamme, qui passe de main en main depuis Athènes, jusqu’au site, nouveau, élu par le comité olympique.
Cette fois-ci, c’est donc à Londres que les athlètes du monde entier vont venir s’affronter, espérant rapporter dans leurs valises, les médailles dont leur Nation respective les félicitera…
La flamme olympique 2012 a été créée et conçue par des designers britanniques réputés ! Edward Barber et Jay Osgerby.
Une créativité magnifiée par l’emblème même de ce phénomène planétaire où seuls la compétition, le surpassement de soi et le partage des valeurs sportives et humaines sont maîtres pendant deux semaines.
C’est un fuseau tubulaire mais au profil triangulaire. L’allure est à la fois sobre et très avant-gardiste dans sa conception primaire : recouverte d’un alliage d’aluminium doré, la flamme se fait précieuse, noble et allégorique. Trouée de 8000 cercles évidés, découpés au laser dans la masse. Figurant ainsi, les 8000 relayeurs qui se transmettent le flambeau jusqu’à l’embrassement final et officialisant l’ouverture des jeux, le 27 juillet in London.
Les gentlemen designers, ont quelque peu rompu avec l’idée ronde, voire gironde, des précédentes flammes, et se sont attardés à tailler une pièce plus géométrique, dans l’idée du triangle où le « 3 » du nombre des côtés, renvoie au nombre de participation aux jeux de Londres : 1908,1948 et… 2012 !
Au-delà du souci esthétique, il faut savoir que la principale qualité recherchée et scrupuleusement étudiée lors de la création du flambeau, c’est d’être prévue pour résister aux coups de vent, et par extension, à toute intempérie mettant à mal sa chaude et lumineuse clarté de feu.
En effet, il serait inimaginable de voir la flamme des sports unis, s’éteindre sous quelconque prétexte météorologique…. D’autant que l’humour anglais ayant certainement des limites, ce genre de contretemps pourrait, nous disons bien pourrait…., entamer le flegme si réputé de nos voisins aux bus rouges !!
Alors… à grands évènements, grands moyens : la flamme 2012 a été testée dans les usines de la firme automobile allemande BMW, qui a prêté pour l’occasion, ses souffleries et ses ingénieurs. Rien ne lui a été épargné à cette longiligne dame dorée. Eaux en averses, neige en tempête, amplitude thermique de -5°C à +30°C, ou encore des rafales de vents dignes des 50ièmes rugissants (sans exagérer… !). La totale.
Mais rassurons-nous, partent en même temps du pays du marathon, des petites sœurs tout aussi charmantes et flamboyantes, au cas où malgré toutes les précautions, le feu viendrait à mourir. Ainsi… ces protectrices du feu, comme le firent bien longtemps avant nous nos ancêtres préhistoriques, la flamme et ses « rejetonnes », voyagent, volent, courent, traversent en bateau, ascensionnent en ballons, traversent l’Europe pour enfin, arriver en lieux sûrs dans la grande vasque, réceptacle ultime du feu des Jeux.
Peu importe si elles n’ont pas servi… car rappelons-le :
L’essentiel est de participer !
Bons jeux :D